Economie solidaire et insertion

Le champs de l’économie solidaire et les ACI

Bon nombre de structures porteuses de chantiers d’insertion se réclament de l’économie solidaire. C’est le cas des Ateliers et Chantiers d’Insertion du CACI64 (Collectif des Ateliers et Chantiers d’Insertion des Pyrénées Atlantiques) actuellement présidé par la MIFEN en la personne de René JOCOU. 
L’appartenance des ACI au champ de l’économie solidaire se justifie à divers titres :  

  • pour assurer leur fonctionnement, elles mixent les sources de financement (reçoivent des fonds publics, signent des marchés publics d’insertion, font appel au bénévolat). 
  • les missions qu’elles assurent sont co-construites avec leurs partenaires et s’intègrent dans des projets collectifs.
  • Leurs prestations favorisent les échanges, et le lien social au sein même de la structure et des espaces publics.
  • Les structures sont à but non-lucratif et nul ne peut s'en approprier les réserves financières.
  • Leurs modes de gestion sont démocratiques et transparents.

Enfin, en ce qui concerne l’Atelier et Chantier d’Insertion  MIFEN, nous pouvons aussi ajouter que, dans toutes leurs dimensions, les activités n’ont de sens en elles-mêmes. Elles ne prennent leur sens que vis-à-vis des personnes pour qui elles sont organisées. Celles-ci sont au cœur de la démarche.


L’existence d’un collectif des ACI au sein du département a toujours été soutenue par la MIFEN. Outre les partenariats et mutualisations de moyens qu’il a permis de mettre en œuvre, le CACI64 a permis d’établir des principes d’un fonctionnement respectueux, basé sur l’antériorité des structures, tant en termes d’ancrage territorial que de spécificités d’interventions. Ce fonctionnement, qui n’existe localement que dans le domaine des chantiers d’insertion, doit son existence à la volonté de personnes bénévoles ou salariées désireuses de privilégier le partenariat à la concurrence inter associative. 

L’Atelier et Chantier d’Insertion MIFEN

Les Ateliers et Chantiers d’Insertion sont en général portés pas des structures dont l‘objet unique ou initial est l’aide aux personnes défavorisées. A la MIFEN, bien que la lutte contre l’exclusion ait toujours été au cœur des préoccupations de ses dirigeants et qu’elle représente aujourd’hui une part majeure de ses activités, c’est la conjonction de deux problématiques, l’une sociale, l’autre environnementale qui a conduit l’association à développer cette activité dès 1990.


Outre leur utilité d’insertion, les chantiers de la MIFEN servent des intérêts collectifs comme le tourisme, la protection de l’environnement, la protection des biens et des personnes... Leur contribution au développement durable paraît évidente car ils agissent sur les trois piliers social, environnemental et économique du développement durable.

Une équipe…

L’ACI MIFEN, c’est avant tout une équipe de permanents et de salariés en parcours qui réalisent, ensemble, des missions utiles pour la protection de l’environnement. C’est aussi une organisation au service de personnes durablement exclues du marché du travail qui rencontrent des difficultés d’accès ou de maintien dans l’emploi. L’activité sur les chantiers sert de support à la démarche d’insertion. Des accompagnements personnalisés vers l’emploi, la formation, l’aide aux démarches de soins ou administratives, sont proposés aux personnes qui en font la demande. L’activité d’Atelier et Chantier d’Insertion répond aussi à des commandes distinctes donnant lieu à l’obtention d’un conventionnement de la part de l’Etat, à la signature de conventions d’encadrement avec le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, de marchés de services d’insertion ou de conventions de travaux avec les collectivités locales. Ainsi, autour des chantiers d’insertion de la MIFEN, divers acteurs s’articulent pour faire œuvre commune autour de problématiques sociales et environnementales.